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Bryan Denis de la Ferme Denijos de Saint-Cyprien. – Photo: Hugues Albert

l existe 136 fermes de lait bio au Québec. Avec 37 entreprises agricoles de ce type au Bas-Saint-Laurent, la région est assurément parmi les leaders de cette industrie.

Et pas de problème de relève! Alors que plusieurs fermes vivent des enjeux de recrutement et de relève, les producteurs de lait bio ne connaissent pas cette problématique. En 2018, 40 % des producteurs de lait bio du Québec avaient moins de 35 ans et 92 % des producteurs de plus de 50 ans mentionnaient avoir une relève.

«Bien avant que la demande soit présente, certains producteurs de lait québécois ont fait un virage vers l’élevage et l’agriculture biologique dans les années 1990. Symbole de notre avant-gardisme, ce sont plus de 70 % de nos fermes laitières biologiques qui fêteront leur 10e année de production en 2020», a souligné Bryan Denis, président du Syndicat des producteurs de lait biologique du Québec.

M. Denis, de la Ferme Denijos inc., représente la 5e génération à la tête de cette entreprise agricole. Cette ferme de Saint-Cyprien a pris le virage biologique en 2000, alors que la production laitière biologique n’était encore qu’embryonnaire au Québec. On estime aujourd’hui que 15 nouvelles certifications de fermes laitières bio seront octroyées par année, dans les deux prochaines années.

Pour faire connaitre l’industrie du lait bio d’ici, les producteurs de lait du Québec ont lancé une vaste campagne durable et verte à l’image de cette industrie jeune et dynamique. Représentant les deux tiers de la production laitière biologique au Canada, le lait certifié bio québécois est un marché en pleine effervescence. Au Québec, les ventes de lait bio ont connu une augmentation de 52 % entre 2013 et 2018. Depuis les quatre dernières années, les ventes enregistrent un bon de 10 % par année.

Le lait biologique se distingue principalement par le type d’élevage et d’agriculture dont il est issu, encadré par des pratiques écoresponsables. Si le lait québécois est soumis à des règles strictes garantissant sa qualité, la production biologique doit respecter un cahier de charge supplémentaire pour recevoir son accréditation.

Source : Journal L’Info Dimanche

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