La Financière agricole du Québec dresse le portrait de la saison de végétation et des interventions de l’assurance récolte de la dernière année pour la région du Bas-Saint-Laurent. Ainsi, en 2017, 1 219 entreprises agricoles de cette région étaient assurées pour des valeurs représentant 90,5 M$.

De ce nombre, 814 entreprises ayant subi des pertes indemnisables ont reçu des sommes totalisant 7,9 M$, dont plus de 6,7 M$ pour le foin. «La Financière agricole du Québec joue un rôle important quant à la pérennité du secteur agricole québécois, notamment avec son Programme d’assurance récolte. Celui-ci vise à protéger les revenus issus de récoltes touchées par les conditions climatiques et les phénomènes naturels incontrôlables. Elle permet ainsi aux agriculteurs de sécuriser une part de leurs revenus», explique Bruno Bélanger, directeur territorial du Centre de services de Rimouski.

PORTRAIT DES CULTURES

Les conditions climatiques de la saison 2017 ont été marquées par une sècheresse sur tout le territoire du Bas-Saint-Laurent. Ces conditions ont entrainé des pertes de rendement et des indemnités importantes ont été versées principalement aux producteurs assurés pour le foin, les pommes de terre et le miel.

Les conditions hivernales n’ont pas nui à la survie des plantes pérennes. La récolte de sirop d’érable a connu des rendements supérieurs à la moyenne pour plusieurs producteurs.

Les travaux d’ensemencement des céréales et la plantation des pommes de terre se sont réalisés dans les périodes normales.

Malgré la diminution des précipitations, les conditions ont été assez favorables au développement, à la croissance et à la récolte des céréales en général. Toutefois, les cultures sur sol sablonneux ont été affectées par le manque d’eau.  Cela a engendré une maturité inégale pour certains champs de céréales et rendu la récolte plus difficile. La qualité et les rendements s’en sont trouvés diminués.

La première fauche de foin a été récoltée en temps normal. Par contre, la sècheresse importante qui a sévi juste après cette première fauche a entrainé un retard et même l’absence de repousse dans certains cas. Ceci a eu pour effet d’affecter à la baisse les deuxième et troisième fauches ainsi que les pâturages. Le rendement obtenu est nettement inférieur à la normale.

Cette sècheresse a aussi entrainé des baisses de rendement de miel et de pommes de terre. Cependant, les rendements et la qualité des protéagineuses, du maïs-grain et du maïs fourrager ont été bons.

Un épisode important de grêle survenu en juillet a entrainé des baisses de rendements dans plusieurs cultures du secteur de Kamouraska.

Source : Article paru le 1er mars sur le site de l’Info Dimanche

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