Crédit photo : Archives TCN

Il y a 15 mois était lancé le projet des laboratoires ouverts vivants au Bas-Saint-Laurent avec pour base de réflexion la question des friches agricoles. Ce projet chapeauté par des professeurs et des chercheurs du Centre d’innovation sociale en agriculture (CISA), situé à Victoriaville, et de l’Université du Québec à Rimouski, notamment le professeur en développement régional Mario Handfield, a donné lieu à trois laboratoires ouverts vivants à ce jour, soit un dans le haut-pays de la Mitis, un dans les Basques et un dans le JAL. Outre les professeurs et chercheurs, les laboratoires sont composés de citoyens, d’intervenants, d’entrepreneurs, d’élus et mobilisent tous ceux et celles intéressés par la question du développement de ces coins de pays ruraux.

Dans la MRC de La Mitis, le projet se structure autour des communautés de Sainte-Jeanne-d’Arc et de La Rédemption qui ont d’abord participé à une série de rencontres de réflexion collective au cours de la dernière année. Une activité d’échange de ces deux communautés avec le coordonnateur du comité de développement de Saint-Camille (en Estrie) aura lieu en juin par visioconférence et le forum « Cultivons notre région » portant entre autres sur les filières de production d’avenir est en préparation pour l’automne 2019.

Dans la MRC Les Basques, le projet gravite autour de l’Atelier de transformation agroalimentaire des Basques (ATAB) en vue d’assurer sa capacité à répondre à la demande, notamment en petits fruits, et ainsi consolider cette coopérative de solidarité. Élaborer un modèle et une trousse d’établissement en production fruitière dans les Basques en suivant le processus d’établissement de jeunes formés en culture fruitière à Victoriaville est le projet principal sur lequel on mise.

Dans la MRC de Témiscouata, au JAL, plus précisément à Auclair, l’activité « Auclair en action » aura lieu le 1er juin 2019 dans le but que la communauté dégage des scénarios d’action dont l’un sera priorisé et mis en œuvre par l’ensemble des partenaires (citoyens, municipalité, CISA, UQAR, organismes de développement, etc.). L’accès à la terre ainsi que l’accueil et l’intégration de la relève figurent parmi les thèmes qui feront l’objet de tempêtes d’idées lors de cette journée de mobilisation.

Dans tous les cas, il s’agit non seulement de revaloriser l’agriculture dans ces milieux et de viser l’établissement de jeunes et de familles dans ce domaine et dans ces milieux de vie, mais de favoriser le développement local rural sur les plans démographique, économique et social.

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