Des vaches laitières broutent de l’herbe dans une ferme. Photo : iStock

Pour l’Union des producteurs agricoles (UPA), les accords internationaux avec les États-Unis, l’Europe et les pays du Pacifique ont des conséquences financières importantes chez les entreprises régionales, mais les dés ne sont pas jetés. Elle estime qu’une mobilisation des producteurs est essentielle pour minimiser les impacts.

Il y a encore des détails importants qui restent à préciser dans les textes des accords. Pour l’UPA, il y a donc encore des possibilités d’atténuer les conséquences pour ses membres.

Parmi les objectifs, le syndicat veut assurer une compensation juste pour ses membres. Il veut aussi que les nouveaux produits internationaux soient distribués d’une façon équitable au pays. Il demande également que les règles concernant l’étiquetage soient plus mordantes.

Il est important d’agir, soutient l’UPA, qui estime que les pertes des trois accords de libre-échange s’élèvent à 8,4 % pour les 6 prochaines années, soit le moment où les ententes doivent être revues. À terme, le déficit s’élèvera à 450 millions de dollars au pays, calculent les producteurs laitiers.

Le président du Syndicat des producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Gabriel Belzile, juge que les régions sont les plus touchées.

Il donne comme exemple la Matapédia qui perdra 3 millions de dollars en revenus. On parle du Bas-Saint-Laurent où n’a pas de possibilité de faire une autre production genre maïs ou soya qui pourrait remplacer la production laitière.

Le Bas-Saint-Laurent, c’est peut-être une des régions les plus touchées. La production laitière, c’est 55 % du revenu agricole.

Gabriel Belzile, président, Syndicat des producteurs laitiers du Bas-Saint-Laurent

Nombre de fermes laitières

  • 591 : Bas-Saint-Laurent
  • 14 : Gaspésie

Pour les producteurs comme Hugues Michaud qui est installé à Amqui, la perte s’élèvera à 50 000 $ par an, ce qui équivaut à 33 jours de production. Il devra faire des choix. On parle de rationaliser. On restreint les investissements à la ferme. Notre revenu comme travailleur, on va le plafonner. On va réduire le régime de vie de la ferme.

On se trouve à avoir donné notre croissance aux pays étrangers.

Hugues Michaud, producteur laitier

De son côté, Carole Couture, une productrice de Causapscal, dit vivre dans l’incertitude. On se demande tous quels vont être nos prix et la quantité de lait parce qu’on avait une croissance et là, la croissance va être de quoi ? On ne le sait plus.

Actions

Les producteurs et ceux qui les soutiennent manifesteront le 18 novembre à Montréal.

Dans les prochaines semaines, les députés fédéraux seront aussi interpellés avec une pétition qui est en ligne.

Des activités de sensibilisation sont aussi faites pour inciter les consommateurs à acheter des produits canadiens.

Source : Radio-Canada

Infolettre

Pour tout savoir de l’actualité bioalimentaire au
Bas-Saint-Laurent, inscrivez-vous à notre infolettre.

Top