Manger notre Saint-Laurent
©Photo Dominique Fortier – L’Avantage Gaspésien
La mairesse de Cap-Chat, Marie Gratton et ses conseillers, Simon Landry et Jacinthe Côté entourés d’Esteben Figueroa, Sébastien Dugas et Mélanie Lemirie du projet « Manger notre Saint-Laurent ».

Des membres du projet « Manger notre Saint-Laurent » étaient de passage à Cap-Chat pour rencontrer les citoyens intéressés par cette démarche de documentation sur les espèces marines méconnues du grand public.

Financé par le Réseau Québec maritime à hauteur de 200 000 $, le projet « Manger notre Saint-Laurent » a pris naissance en avril 2018. Le travail de ce groupe de chercheurs et leurs collaborateurs est de valoriser les aliments de la mer afin qu’ils se retrouvent davantage dans notre assiette. « Pourquoi toute cette belle diversité ne se retrouve pas dans nos poissonneries et nos restaurants », se questionne la responsable du projet, Mélanie Lemire.

Ainsi, cette première phase de « Manger notre Saint-Laurent » consiste à documenter le rapport des communautés à l’alimentation issue du milieu marin et développer des partenariats avec différentes municipalités. Or, les quatre communautés ciblées à ce jour sont Cap-Chat, les Îles-de-la-Madeleine, Sainte-Thérèse-de-Gaspé et les Malécites de Viger situés à Cacouna. « Le but est de développer des outils et des projets avec nos partenaires pour trouver des solutions à mettre de l’avant », poursuit Mélanie Lemire.

Se défendant d’être une copie de ce que fait actuellement Fourchette bleue du musée Exploramer, les chercheurs de « Manger notre Saint-Laurent » croient plutôt que leur travail est complémentaire. « Nous avons tout à apprendre d’eux. Ils débroussaillent le terrain depuis des années. Je crois qu’on peut apporter différentes perspectives à la situation. »

À Cap-Chat, l’approche privilégiée repose sur les liens entre les pêcheurs et la communauté. D’ailleurs, pour la rencontre de mardi soir réunissait une dizaine de personnes dont les élus municipaux, des représentants de l’éventuelle coopérative d’alimentation ainsi que des citoyens ayant un lien privilégié avec le fleuve, notamment par la pêche. La mairesse, Marie Gratton était d’ailleurs enthousiaste de participer à ce projet. « Je n’ai pas hésité un seul instant. C’est le genre de projet qui nous intéresse dans lequel nous sommes prêts à nous investir. »

À l’issue des consultations et des rencontres à venir avec des membres des différentes communautés, le résultat des recherches sera mis à la disposition du grand public. La réalisation de certaines initiatives dépendera alors de la bonne volonté des municipalités et des acteurs du milieu à les mettre de l’avant.

Source : Journal L’Avantage gaspésien

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