Le Partenariat transpacifique (PTP) conclu la semaine dernière entre le Canada et 11 autres pays est loin d’être perçu comme une bonne nouvelle, selon Bryan Denis, président depuis trois ans de l’Association de la relève agricole du Bas-Saint-Laurent (ARABSL).

« Ça ébranle la confiance et ça soulève une importante problématique, car la perte de marché aux producteurs, notamment aux prix à la ferme, crée une insécurité chez les entreprises. Par conséquent, si notre revenu brut est diminué, les institutions financières peuvent devenir frileuses. Mais il ne faudrait pas en arriver là ! »

Selon le jeune agriculteur de Saint-Cyprien qui a repris la ferme familiale il y a peu de temps, les projets d’expansion seront plus difficilement finançables, ce qui risque fort de compliquer les choses.

À la grande question de savoir que les producteurs se plaignent le ventre plein, comme l’avançait la semaine dernière le ministre conservateur Maxime Bernier, Bryan Denis rétorque que les producteurs ont à cœur de faire prospérer leur entreprise, qu’ils peuvent connaitre des années en dents de scie. « Nous travaillons comme des forcenés et nous tenons au maintien du prix de notre lait. »

Les compensations prévues de 4,3 G$ par le gouvernement pour éponger les pertes des producteurs ciblés ne sont pas suffisantes. « En somme, on doit dire que les conservateurs nous ont bien endormis deux fois, en 2013 et 2015. »

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