©Photo Gracieuseté
Shaun Boisclair est l’étudiant entrepreneur du mois de juin.

Un étudiant de l’UQAR a récemment été récompensé par l’Association des clubs d’entrepreneurs étudiants du Québec. Shaun Boisclair a été nommé étudiant entrepreneur du mois de juin.

L’homme de 36 ans est copropriétaire, avec son père, de la ferme d’élevage de sangliers Le Garde-Manger d’Obélix à Sainte-Angèle-de-Mérici. Il étudie en même temps à l’Université du Québec à Rimouski en administration en plus d’être père de deux enfants. Il a été très touché de recevoir le titre d’étudiant entrepreneur pour le mois de juin.

« C’est tout un honneur, surtout d’être reconnu au Québec. Ça passe à travers tous les clubs entrepreneurs du Québec. Ça peut montrer aux gens qu’ils doivent arrêter de dire qu’ils n’ont pas le temps. Avec mon horaire chargé, ce n’est pas vrai que je n’ai pas le temps. On a toujours le temps, il faut juste le faire », exprime Shaun Boisclair.

Celui qui est originaire des Laurentides travaillait dans le domaine du service à la clientèle lorsqu’il a pris une pause pour s’occuper de sa mère malade. C’est par la suite qu’il s’est lancé en agriculture. « Je rêvais d’avoir une ferme. Au début, c’était plus pour l’autosuffisance. Je voulais dépendre le moins possible de l’épicerie. Quand ma mère est décédée du cancer, il y a quelques années, ça m’a donné le coup nécessaire qu’il me fallait. Je suis retourné aux études et j’ai convaincu mon père de se lancer avec moi », affirme l’entrepreneur.

Entreprise grandissante

Shaun Boisclair et son père ont acheté leur ferme en décembre 2018. Depuis, ils travaillent à commercialiser leurs produits. Le Garde-Manger d’Obélix compte une vingtaine de sangliers.

« Nous sommes encore dans nos débuts. Notre premier groupe d’animaux d’élevage sera à maturité à la fin de l’année. Cependant, nous avons déjà des produits à vendre à la ferme. Ils proviennent d’un autre éleveur du coin de Trois-Rivières. C’est lui qui m’a montré comment je dois m’occuper des animaux et c’est de lui que nous avons eu nos premiers sangliers », mentionne-t-il.

Au lieu de nuire, la pandémie a eu des effets positifs sur la petite entreprise locale. « Pour l’achat local, ça a été un avantage. Les gens sont beaucoup plus sensibilisés. Nous avons été chanceux parce que comme nous sommes une nouvelle entreprise, tout ce que nous avions à implanter à cause de la COVID s’ajoutait à ce que nous avions déjà planifié », explique M. Boisclair.

Après avoir complété son baccalauréat en administration l’an prochain, l’éleveur aimerait étudier en boucherie pour transformer lui-même son produit.

Source : Journal l’Avantage

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