Baies de genévrier. Photo : Biopterre.

Biopterre fait de la recherche pour évaluer la faisabilité de cultiver dans la région des baies de genévrier, cet aromate du terroir québécois utilisé dans la confection du gin.

Les baies poussent en milieu naturel, sur le bord du fleuve entre autres, mais les sites sont difficiles d’accès, la productivité est moindre et la récolte difficile. La demande est en hausse, compte tenu de l’augmentation du nombre de microdistilleries au Québec, et les fabricants doivent actuellement importer les baies de genévrier des Balkans. Cultiver ces baies au Québec, encore mieux au Bas-Saint-Laurent, pourrait être une avenue intéressante. Biopterre de La Pocatière travaille à développer cette filière.

La phase 1 est complétée, elle qui consistait à identifier les massifs de production naturelle dans le Bas-Saint-Laurent et initier des techniques de bouturage, entre autres.

La phase 2, soit la mise en culture dans les huit MRC de la région, est en démarrage.

« On va avoir huit vergers expérimentaux. On est en train de faire la sélection des huit producteurs qui vont participer au projet. Suite à cela, on va commencer le travail dès le printemps. Il faut identifier les sites sur le terrain, la meilleure sélection de champs, la caractérisation des sites, le travail des sols, etc. », a indiqué Maxim Tardif, codirecteur innovation et transfert de technologies chez Biopterre.

On ignore pour le moment si ces baies sont difficiles ou pas à faire pousser, mais l’intuition des scientifiques est positive.

« Ça ne devrait pas être une plante qui est extrêmement compliquée, parce qu’elle pousse naturellement sur le bord du fleuve dans des milieux extrêmement exigeants. Après cela, est-ce qu’on est capable d’optimiser une production de cônes? À suivre… », ajoute M. Tardif.

L’aromate du terroir québécois a aussi servi par le passé pour aromatiser différents plats. S’attarder sur la baie pour autre chose qu’aromatiser les gins pourrait aussi être une possibilité.

Il s’agit d’un projet qui pourrait s’étaler sur 10 ans.

Source : Journal Le Placoteux

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