Félicitations à Développement agricole des Basques et son équipe, notamment M. Pierre-Luc Lizotte, chercheur au sein de cette organisation sans but lucratif offrant des services de recherche, de développement, de transfert technique et de formation en agriculture pour avoir obtenu une aide financière de $97 710 sur trois ans dans le cadre du programme Prime-Vert du MAPAQ pour réaliser un projet unique au Québec intitulé : Étude de différentes pratiques agroenvironnementales pour réduire la dégradation des sols lors de la remise en culture de terres agricoles dévalorisées.

Voici le résumé du projet de recherche appliquée :

Généralement, de quatre à six années sont nécessaires pour qu’une terre agricole abandonnée récemment remise en culture puisse produire des rendements de céréales ou de fourrages comparables à une terre agricole en production. Cette période d’adaptation est nécessaire pour corriger les paramètres chimiques, physiques et biologiques des sols dégradés. Un lessivage d’une sur-fertilisation azotée peut survenir alors que de faibles rendements sont généralement obtenus lors des premières années de remise en culture. Certaines techniques de défrichage exécutées à l’automne telles que le labour agricole ou le labour forestier effectué à l’aide d’un bulldozer peuvent engendrer, par érosion, d’importantes pertes de sol. Or, plusieurs pratiques de conservation des sols telles que le travail réduit, l’implantation de cultures de couverture et d’engrais verts ainsi qu’une application fractionnée d’engrais et de chaux permettraient de réduire les risques agroenvironnementaux de dégradation des sols.

Ainsi, ce projet vise à étudier les indicateurs de santé des sols suite à l’application de pratiques de conservation des sols pour la remise en culture de terres agricoles dévalorisées. Pour ce faire, un dispositif expérimental sera appliqué sur deux sites et une étude observationnelle sera réalisée au Bas-Saint-Laurent. Pour le dispositif expérimental, les plantes arbustives des sites seront récoltées et compostées. Ensuite, un premier traitement témoin incluant un labour agricole, une fertilisation complète en prés-semis et un semis d’avoine pure au printemps sera effectué. Ce traitement témoin correspond à la technique de remise en culture la plus couramment utilisée et comportant également les risques agroenvironnementaux les plus élevés. Les autres traitements de conservation des sols incluront le travail réduit, mais également utilisation d’une culture de couverture, des applications fractionnées d’engrais et une période d’adaptation prolongée des sols par l’implantation d’engrais verts. Pour chacun des traitements appliqués, un suivi de huit indicateurs de santé des sols sera effectué.

En plus de l’application du dispositif expérimental, une étude observationnelle sera effectuée auprès de cinq producteurs agricoles répartis sur le territoire du Bas-Saint-Laurent qui procéderont à la remise en culture de terres agricoles dévalorisées. Les mêmes indicateurs de santé des sols seront mesurés chez les producteurs participants permettant de quantifier l’effet des pratiques sur la qualité des sols pour une variété de sols et de terres dévalorisées. Les coûts liés à l’utilisation des pratiques de conservation seront déterminés à partir de l’ensemble des données agronomiques et techniques collectées. Le principal résultat attendu du projet est une réduction de la dégradation des sols et une optimisation du potentiel de rendement de la remise en culture des terres agricoles dévalorisées par l’utilisation combinée des pratiques de conservation. La diffusion des résultats favorisera l’application de pratiques de conservation des sols auprès des entreprises agricoles impliquées.

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