Photo : ICI Radio-Canada

Le Bas-Saint-Laurent pourrait devenir la première région du Québec à produire du quinoa destiné à la vente commerciale. Depuis plus de trois ans, des producteurs de Causapscal et de La Pocatière testent la culture de cette plante qui gagne en popularité.

Même si la culture du quinoa est encore expérimentale au Bas-Saint-Laurent, de potentiels acheteurs souhaitent déjà se lancer dans l’aventure avec des producteurs locaux.

Le président fondateur de GoGo Quinoa à Montréal, Martin Bilodeau, est venu dernièrement dans la région pour discuter avec les producteurs. Son entreprise, qui importe actuellement la majorité de son quinoa d’Amérique du Sud, aimerait lancer un produit 100 % québécois.

«Le quinoa est un grain d’avenir, il est de plus en plus en demande […] et pour le consommateur, il y a toujours un intérêt à consommer québécois». Martin Bilodeau, président fondateur de GoGo Quinoa

Martin Bilodeau affirme que le quinoa produit à Causapscal a une qualité semblable à celui de l’Ouest canadien. « Ce grain-là a un potentiel commercial. Maintenant, il faut voir si on peut étendre la production ailleurs et développer un quinoa québécois. »

La qualité du quinoa produit à Causapscal et à La Pocatière n’est pas comparable à celle du quinoa produit en Bolivie, mais a un potentiel commercial, selon Martin Bilodeau, de GoGo Quinoa.

 

Une culture rentable

Selon l’agronome Ayitre Akpakouma, du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, les tests effectués jusqu’à maintenant prouvent que la culture du quinoa peut être rentable au Bas-Saint-Laurent.

«On est la première région qui a réussi, au Québec, à faire du quinoa et à le récolter. […] Il y a une bonne demande envers cette culture et les résultats ont montré que les rendements qu’on a, c’est économiquement rentable.» Ayitre Akpakouma, agronome au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation

Donald Bergeron, de la ferme Casault à Causapscal, considère lui aussi que le quinoa est particulièrement intéressant pour les producteurs de la région. Après trois ans à cultiver cette plante, il explique toutefois que plusieurs aspects restent à peaufiner.

« Il faut essayer de découvrir des variétés peut-être plus hâtives qui vont être mieux adaptées à la région. Il faut aussi améliorer le contrôle des mauvaises herbes et les techniques de récolte », dit-il.

Donald Bergeron considère également que cette céréale peut représenter des revenus substantiels pour les agriculteurs. Actuellement, le quinoa se vend environ 1500 $ la tonne, soit trois fois plus cher que le blé ou le maïs

Article de Julie Tremblay paru sur le site de Radio-Canada le 1er novembre 2018.

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