Même s’ils n’ont pas de lien de parenté, Olivier Philibert, Gilbert Beaulieu et Dany Bélanger incarnent le passé, le présent et le futur de l’entreprise. Photo : Gracieuseté de la Ferme Filibert

Faire son travail sérieusement, mais sans se prendre au sérieux : cette courte phrase résume bien l’ambiance qui règne à la Ferme Filibert, de Matane. Chacun arrive avec le sourire et on n’hésite pas à lancer une blague ou une taquinerie avant de commencer la journée.

Avoir du plaisir à travailler est primordial pour Gilbert Beaulieu, le copropriétaire de cette ferme laitière comptant 210 vaches en lactation sur un troupeau de 520 têtes. Selon lui, les ressources humaines sont la clé de la réussite de son entreprise.

M. Beaulieu est devenu actionnaire non apparenté de la Ferme Filibert avec Olivier Philibert en 1989. Il en est devenu actionnaire majoritaire en 1994. Au printemps 2018, il a vendu 15 % de ses actions à Dany Bélanger qui œuvrait pour lui depuis 2014. Même si, à 54 ans, Gilbert Beaulieu est toujours passionné par l’agriculture, Dany représente la relève de son exploitation.

La Ferme Filibert compte en moyenne cinq employés. Dans un contexte où le manque de main-d’œuvre est monnaie courante, M. Beaulieu recrute essentiellement ses nouveaux effectifs par le bouche-à-oreille, souvent auprès de travailleurs fatigués de gagner leur vie en usine.

Place aux initiatives

Pour Gilles Beaulieu, pas question de jouer le chef d’entreprise intransigeant qui donne des ordres à ses salariés. Il va plutôt discuter avec eux des tâches à accomplir ou de la manière d’améliorer une façon de faire. « Je considère que les employés font partie de la recette. Lorsqu’ils apportent des idées, je leur permets de les expérimenter, et la plupart du temps, c’est positif », explique-t-il.

M. Beaulieu laisse aussi de la liberté à son personnel concernant la gestion des horaires de travail. Il précise que l’important, c’est que l’ouvrage soit fait. Advenant qu’un ouvrier doive aller à un rendez-vous, par exemple, il verra simplement à se faire remplacer pour la traite.

Il en va de même pour la résolution de conflits où M. Beaulieu préfère que les employés s’entendent entre eux. « Il faut que la solution vienne d’eux-mêmes », ajoute-t-il.

Bref, il est important pour Gilbert Beaulieu de responsabiliser les travailleurs et de créer chez eux un véritable sentiment d’appartenance. En fin de compte, dit-il, comme il n’a pas besoin de les encadrer, l’entreprise peut très bien fonctionner en son absence. 

La Ferme Filibert a été sélectionnée par le Centre d’emploi agricole de la Fédération de l’UPA du Bas-Saint-Laurent pour représenter cette région dans le cadre de Ma ferme, mon monde, source d’inspiration en gestion des ressources humaines, une initiative d’AGRIcarrières.

Source : La Terre de chez nous

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