Crédit photo : Patric Nadeau

Le projet de recherche-action FabRégion Bas-Saint-Laurent a établi un portrait préliminaire qui démontre que le Bas-Saint-Laurent est actuellement à 42% en matière d’autonomie théorique dans le secteur bioalimentaire.

FabRégion Bas-Saint-Laurent a pour mission de coconstruire une gouvernance avec plusieurs acteurs de la région afin de mettre en place les modalités de la transition régionale durable pour atteindre au moins 50% d’autonomie régionale dans les secteurs bioalimentaire, de l’énergie et du manufacturier, d’ici 2054.

Pourquoi l’autonomie théorique

Un portrait de l’autonomie théorique en matière d’alimentation a été réalisé afin de comprendre notre degré d’autonomie régionale en bioalimentaire. C’est par la mise en rapport des volumes produits et consommés en matière d’alimentation qu’on obtient le résultat de l’autonomie théorique. Les données de consommation utilisées dans ce rapport sont issues de Statistique Canada et les données de production sont des estimations fournies par le MAPAQ et Pêches et Océans Canada. Cette approche permet d’indiquer la part de la consommation non couverte par la production actuelle, sans tenir compte de la part réellement consommée localement. Les analyses et interprétations de ce portrait sont des données préliminaires qui sont appelées à évoluer.

Un constat central : déséquilibre du système bioalimentaire

Ces premières données nous montrent que le Bas-Saint-Laurent a une autonomie théorique bioalimentaire de 42%, après la déduction des principales productions fortement exportatrices. Autrement dit, sans les produits laitiers, les pommes de terre, le porc, les fruits de mer et le sirop d’érable, la production actuelle pourrait satisfaire 42% des consommations. On note toutefois des écarts considérables entre des filières comme les fruits et légumes dont la production actuelle ne correspond qu’à respectivement 16% et 20% des consommations, contre 134% pour les viandes. Cela révèle que le système bioalimentaire régional est relativement en décalage avec les besoins alimentaires locaux.

Piste d’action : Reconnecter production et consommation

L’objectif de FabRégion Bas-Saint-Laurent d’atteindre au moins 50% d’autonomie réelle d’ici 2054 semble donc réaliste, mais va nécessiter de trouver un meilleur équilibre entre les productions et les besoins alimentaires. Cela implique d’un côté de favoriser le développement d’une plus grande diversité de filières de productions locales, adaptées aux besoins de consommation. D’un autre côté, le portrait nous montre la nécessité de faire évoluer les consommations pour qu’elles soient plus en rapport avec les capacités de production, notamment en lien avec le rythme des saisons. Enfin, le passage de l’autonomie théorique à l’autonomie réelle nécessite le développement de circuits de proximité pour mieux arrimer la production et la consommation.

Appel au dialogue : La tournée des territoires

Une tournée des territoires sera annoncée en 2022, afin d’établir un dialogue pour mutualiser les ressources, idées et solutions envisageables pour opérer la transition vers une autonomie régionale durable. Consultez dès maintenant le www.fabregionbsl.quebec pour plus de détails sur le portrait bioalimentaire, la démarche FabRégion Bas-Saint-Laurent et vous tenir au courant des événements à venir. 

À propos

Le projet de recherche action à pour mission de coconstruire une FabRégion : quelles modalités de coordination pour une transition vers un Bas-Saint-Laurent autonome et connecté afin d’atteindre au moins 50% d’autonomie régionale dans les secteurs bioalimentaire, de l’énergie et du manufacturier. Un portrait de l’autonomie théorique régionale dans ces secteurs sera produit. Le projet FabRégion est coordonné par le Living Lab en innovation ouverte (LLio) et porté par un collectif de partenaires comprenant le fablab Fabbulle du Cégep de Rivière-du-Loup, l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREM), Rimouski en transition, la Table de concertation bioalimentaire du Bas-Saint-Laurent (TCBBSL), la Société d’aide au développement de la collectivité du Kamouraska (SADC), le Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CREBSL), le Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent (CRDBSL) Économie sociale Bas-Saint-Laurent ainsi que des citoyens, dont le documentariste Hugo Latulippe.

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