Les récoltes sont au rendez-vous pour les maraîchers du Bas-Saint-Laurent malgré la sécheresse de cet été. Photo : Radio-Canada

Les producteurs maraîchers du Bas-Saint-Laurent ont eu plus de chance que les producteurs de foin. Les récoltes de légumes sont bonnes cette année, mais les producteurs ont toutefois dû redoubler d’ardeur pour contrer les effets de la sécheresse.

Des efforts considérables ont été nécessaires pour garder les champs irrigués, alors que la pluie se faisait rare cet été.

La pluie qui n’est pas tombée, qu’on espérait toujours, nous a obligés à faire beaucoup de travail supplémentaire.

Daniel Proulx, producteur maraîcher, Aliments Symbiose
Plusieurs producteurs maraîchers, comme Daniel Proulx des Aliments Symbiose, ont passé plusieurs heures à installer des tuyaux pour irriguer leurs champs.

Daniel Proulx a eu de bonnes récoltes cette année, mais il a eu besoin de passer de nombreuses heures à irriguer ses champs. Photo : Radio-Canada/Ariane Perron-Langlois
Les semaines où il ne pleuvait pas du tout, on passait une vingtaine d’heures à déplacer des tuyaux pour arroser dans les champs pour avoir des légumes à vendre, décrit-il.À l’entreprise Les Herbes Salées du Bas-du-Fleuve, à Sainte-Flavie, des employés se sont consacrés uniquement à l’acheminement de l’eau dans les jardins.

Chez nous, pour irriguer l’ensemble de nos jardins, c’est deux hommes à temps plein. […] On arrive avec de belles récoltes, mais il y a un coût. Il n’y a rien de mieux que la nature!

Jean-Yves Roy, propriétaire, Les Herbes salées du Bas-du-Fleuve
Ces efforts ont permis à plusieurs maraîchers d’obtenir de belles récoltes malgré le temps sec.
On est vraiment contents de notre saison. Pratiquement toutes les cultures ont bien été, affirme François Boulianne, propriétaire de la ferme Brouettes et Courgettes.

Une récolte d’ail plus difficile

Les conditions météo des derniers mois n’ont pas été favorables à toutes les cultures et les efforts des agriculteurs n’ont pas suffi à sauver certaines d’entre elles.

C’est le cas des récoltes d’ail, qui ont été plus difficiles cette année pour certains producteurs. Julie de La Bruère, de la ferme Geonel, n’a pu récolter que la moitié de ses deux acres d’ail.

Ça fait partie du jeu. C’est ça, l’agriculture! On en gagne une année, on en perd une autre!

Julie de La Bruère, ferme Geonel
Julie de La Bruère présente ses gousses d’ail au marché public de Rimouski. Photo : Radio-Canada/Ariane Perron-Langlois

Plusieurs producteurs diversifient les plantations pour s’assurer une récolte décente.

C’est pratiquement impossible que tout aille mal dans le fond. Il va toujours y avoir des produits qui vont contrebalancer pour d’autres qui vont subir une mauvaise saison, des insectes, conclut François Boulianne, à la ferme Brouettes et Courgettes.

Source : Radio-Canada

François Boulianne, propriétaire de la ferme Brouettes et Courgettes Photo : Radio-Canada/Ariane Perron-Langlois

 

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